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Ce blog permet de vous informer sur les activités de la section du parti socialiste de Chartres.
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Jeudi 16 novembre 2006
Voici es résultats du vote d'hier soir pour la section de Chartres  :
 
- Inscrits : 123
- Votants : 105
- Exprimés : 104
 
- Ségolène ROYAL : 53
- D .S .K                : 26
- Laurent FABIUS   : 25

Merci de votre participation à tous et à demain pour la réunion de section.
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Jeudi 16 novembre 2006

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Résultats de la Fédération : Inscrits : 625 Votants : 546 Exprimés : 541 Laurent Fabius : 83 (15,34%) Ségolène Royal : 333 (61,55%) Dominique Strauss-Kahn : 125 (23,11%)

La procédure de désignation de notre candidat s’achèvera dimanche par un Congrès national extraordinaire qui officialisera le rassemblement de tous les socialistes autour de Ségolène ROYAL.

Quelles leçons tirer de ces six semaines de campagne interne ?

D’abord, l’apport remarquable des adhérents qui viennent de nous rejoindre et ont participé massivement aux débats et au scrutin. Nul doute que leur enthousiasme sera un apport précieux lors de la campagne présidentielle.

Ensuite, la très grande sérénité dont le débat, dans notre département, est resté empreint. Chacun a défendu ses convictions dans le respect mutuel et avec le souci de préserver l’essentiel, c’est à dire l’unité du parti et le rassemblement à venir. C’est la preuve d’une maturité collective qui est un grand encouragement pour les combats que nous aurons à mener tous ensemble en Eure et Loir, au delà de l’élection présidentielle.

Enfin ce débat interne, malgré ses imperfections, fait honneur à la politique et sa réussite place toutes les autres organisations politiques devant une situation nouvelle à laquelle elles devront s’adapter. La transparence de notre procédure et la façon dont nous l’avons maîtrisée donne une image extrêmement positive du Parti Socialiste qui sera un atout pour notre candidate. L’intérêt que ce débat a suscité, en particulier chez nos sympathisants parfois passionnés par l’issue du scrutin, renforce également le lien entre le Parti Socialiste et ceux qui le soutiennent. A nous d’entretenir ce lien et de fédérer toutes ces énergies pour gagner en 2007.

Notre candidate, Ségolène ROYAL, porte maintenant l’espoir de tous ceux qui attendent le changement. Nous allons tous ensemble, avec elle, mener une belle campagne

Patrick DUBOURG

Premier secrétaire fédéral

Résultats complets :

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Dimanche 26 novembre 2006

Dimanche 26 novembre, devant plus de 1500 délégués et invités des fédérations réunis à la Mutualité, Ségolène Royal, candidate investie par le Parti Socialiste et le Parti radical de Gauche, a donné le coup d’envoi de sa campagne :

Un nouvel espoir s’est levé à gauche, comme une vague en formation qui ne demande qu’à grandir. La volonté et le courage permettront d’aller chercher toutes celles et tous ceux qui pensent ne compter pour rien et qui ne savent plus de quoi demain sera fait. Aidez-moi à tracer ce chemin, aidez-moi à construire ce renouveau, à accélérer le mouvement de ce nouvel élan partagé. Nous avons beaucoup parlé entre socialistes. Je vous demande aujourd’hui de vous tourner résolument vers les Français, de nouer avec eux un nouveau dialogue pour que chacun sente qu’il est pris en considération.

Ce que je veux déclencher dans cette campagne, c’est un sursaut collectif, un élan à la dimension de l’espoir qui se lève. (...)

Je crois, pour notre campagne, à cette articulation entre une impulsion nationale et des territoires qui se mettent en mouvement. Je viens de parler des élus mais il y a aussi dans tout le pays les associations, les comités Désir d’avenir que je ne veux pas oublier, le dialogue et le travail sur le site Internet qui devra aussi monter en puissance.

Je lance aujourd’hui quatre thèmes de débats participatifs dont vous devez vous saisir partout, dans les régions, les départements, les villes, les rues, les quartiers, les réunions d’appartement, pour faire connaître, enrichir et préciser notre projet.

• Le premier de ces thèmes, c’est l’éducation, bien sûr, la formation, l’accès au premier emploi et le nouveau pacte avec les jeunes.

• Le second thème, c’est la lutte contre toutes les formes de violences car la droite est en faillite sur ce sujet et c’est à la gauche de prouver pour une fois dans son histoire que c’est nous qui allons bâtir une sécurité durable pour les Français qui l’attendent.

• Le troisième thème, c’est le problème de la vie chère et la question du pouvoir d’achat, appuyés sur le pilier du dialogue social à rénover et de l’efficacité économique à relancer.

• Enfin, quatrième thème : l’excellence environnementale et le co-développement solidaire parce que la France ne se sauvera pas toute seule. Notre avenir, c’est aussi l’avenir des pays les plus pauvres de la planète et nous avons, dans cette campagne, à répondre à leurs interrogations et à leurs attentes.

Dans cette campagne, il y aura des embûches, des chausse-trappes. On connaît celles qui viennent de la droite, elle ne recule devant rien. Il y aura des chutes mais nous nous relèverons. Il y aura des entorses mais nous les soignerons. Il y aura des pièges et nous les contournerons. J’ai de la résistance, de la force, de l’obstination et du courage parce que c’est vous qui me les donnez.

Nous avons cinq mois pour réaliser ce désir d’avenir que je sens monter dans le pays. »

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Dimanche 10 décembre 2006
Notre section s'appelle Salvador Allende. Pourquoi?

Nous avons choisi ce nom en mémoire de l’homme et de son combat pour le socialisme démocratique, mais aussi parce que le PS d’Eure-et-Loir, spécialement les villes de Chartres et de Châteaudun, a été renforcé par de nombreux militants socialistes chiliens après le coup d’Etat de 1973. Ils ont incarnés une des plus belle valeur du socialisme: l’internationalisme.

Aujourd'hui alors que l'ancien dictateur vient de mourir c'est un mélange de joie et de tristesse qui parcours la communauté chilienne et les forces de gauche qui se sont mobilisées à ses côtés depuis 1973, d'abord pour l'accueillir en France, ensuite pour réclamer justice.

Joie car enfin la page personnelle d'Augusto Pinochet peut être tournée. Tristesse car c'est sans avoir été jugé que l'ex-dictateur est mort ce dimanche. Ce jugement réclamé par la France depuis plus de 20 ans aurait pourtant permis aux familles de victimes de la dictature de faire leur deuil, d'avoir accès à l'information sur ce qui est arrivé aux milliers de disparus.

Petit rappel des faits: Les élections de mars 1973 sont une nouvelle victoire pour le parti de Salvador Allende qui augmente son score à chaque nouveau scrutin : à lui seul, il réalise 43,4 % des voix. Le 12 septembre 1973, Allende doit annoncer un nouveau référendum - tenu secret - sur la question de l'organisation économique du pays. Il en informe le général Pinochet, dont il essaye de gagner la confiance.

Dès les premières heures du 11 septembre, Salvador Allende est informé du coup d'État en préparation. Il croit encore pouvoir régler le conflit par le dialogue et dans un appel à la radio invite ses partisans à rester chez eux pour ne pas envenimer la situation. À 9 heures du matin, le palais présidentiel est assiégé par l'armée sous le commandement du général Augusto Pinochet. Le palais présidentiel est bombardé par l'aviation. Selon la version officielle (accréditée par sa fille), Salvador Allende, refusant l'exil que lui proposent les forces armées, se suicide.

Durant 17 ans, la dictature militaire mettra entre parenthèses la démocratie chilienne. Elle régnera d’une main de fer sur le pays, provoquera des milliers de morts et de disparus, torturera des dizaines de milliers d’individus. La présidente actuelle du Chili, Michelle bachelet, a connu les geôles et les tortures du régime du général chilien. Plus grave encore, le Chili de Pinochet passera des accords avec d’autres dictatures sud-américaines pour mettre en commun leurs techniques de répression, leurs méthodes. Parfois, l’appareil répressif d’un pays se chargera du "traitement" d’opposants dérangeants du pays voisin.

Ce sont ses crimes qui n'ont jamais été jugés et il faut saluer la décision de Madame BACHELET, actuelle Présidente du Chili, de ne pas avoir organisé de funérailles nationales pour Pinochet.

Aujourd'hui, sa mort ne doit pas clore la partie judiciaire de ce dossier. En effet,  les procédures doivent continuer et toute la lumière doit être faites sur les agissements du régime durant la dictature.

Nous ne pouvons que rejoindre
Amnesty International qui dans un communiqué, l`organisation de défense des droits de l`Homme "exhorte les autorités chiliennes à annuler la loi d`amnistie pour permettre l`ouverture d`enquêtes et l`engagement de poursuites contre tous ceux qui ont été impliqués dans les milliers de cas de disparition, de torture et d`exécution extrajudiciaire".

Pour Amnesty International, "les proches des victimes et les survivants ont besoin de savoir ce qui s'est passé, ils ont besoin que la justice soit rendue devant les tribunaux".
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Dimanche 10 décembre 2006
Après une action citoyenne entreprise par une association ADICCA et des élus de Chartres, la convention entre Q-Park et la ville de Chartres a été invalidée. C'est une grande nouvelle pour les contribuables chartrains qui s'étaient fait flouer par une mauvaise négociation de Jean-Pierre GORGES.

Les répercussions de cette décision ne sont pas encore toutes connues mais la démonstration  du caractère aventureux de la construction du parking des Epars et la convention passée entre Q Park et la ville de Chartres est faites.

Reste désormais à faire que l'actuelle majorité, responsable de cette situation ubuesque, ne négocie pas encore une fois dans le dos des chartaines et des chartrains.

La démocratie doit reprendre ses droits à Chartres et dans l'agglomération. Pour cela, Jean-Pierre CORGES doit enfin écouter ceux qui réclament plus de transparence dans la gestion de cette ville.

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Mardi 12 décembre 2006
Jean-Pierre Gorges n'y va pas par 4 chemins. Sans honte et malgré le délibéré du tribunal d'Orléans qui invalide la convention entre Q Park et la ville de Chartres, JPG déclare : "Je crois, moi, avoir négocié quelque chose de super ". (sic)

Les chartrains du centre ville qu'il aurait croisé ce week-end le soutiennent même... selon lui. La démocratie participative, la concertation inexistante depuis son élection retrouve crédit à ses yeux dans une vox populi toute subjective.

Pis, il déclare dans la même interview (La Rép du jour) que ce n'est pas lui qui a écrit le contrat avec Q Park. Dans le même article, il fait l'apologie de sa négociation et déclare que ce n'est pas lui qui a écrit le contrat ! Quel fin négociateur ne vérifierait pas les termes de la négociation qu'il a mené ?

Alors JPG victime ou irresponsable ?

En réalité, c'est strictement l'inverse. JPG est responsable de l'accord signé et il ne pourra pas se cacher derrière un cabinet de conseil pour se dédouaner. Loin d'être la victime d'un complot dont on ne sait qui en est à l'origine, c'est la ville de Chartres qui est victime du caractère aventureux de la politique du Maire.

Au final, cette interview révèle assez bien le caractère de JPG ("MOI, J'ai négocié quelque chose de super"; "J'ai des explications à fournir"; etc...), comme les habitués des Conseils municipaux peuvent le vivre régulièrement. Qui n'est pas d'accord avec lui et en réalité trop limité intellectuellement et si il persiste dans ses convictions, c'est circulez, il n'y a rien à voir !

Pas sûr qu'il arrive à couper le micro de la justice comme il le fait par autoritarisme
à ses opposants lors des conseils municipaux !
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Mercredi 13 décembre 2006

Parking : annulation de la DSP

La vidéo est un peu lourde donc merci d'attendre suivant la rapidité de votre connexion.

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Mercredi 13 décembre 2006
C'est la tristesse, l'incompréhension et la déception qui parcours les socialistes de Chartres après la séance du Conseil Général d'hier.

Brigitte Santerre a décidé de se mettre en dehors de notre Parti en affirmant son soutien à la majorité départementale de droite et en votant le budget du Cg contre l'avis du groupe socialiste.

En attendant les suites à donner à cette triste affaire, nous pensons avant tout aux militants qui se sont battus aux côtés de Brigitte Santerre pour arracher ce canton à la droite. La vie politique est parfois dure mais nous serons collectivement rebondir pour que demain ce département choisisse la voie du progrès social, avec une majorité de gauche.

C'est par notre travail militant que nos idéaux deviendront réalité. C'est par notre activisme que les majorités de droite et leurs nouveaux alliés seront chassées de notre ville et de notre département.

L'avenir nous appartient !


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Jeudi 14 décembre 2006
La méthode politique de ce gouvernement est pour le moins condamnable. L’annonce par le 1er ministre d’une conférence sur l’emploi ce jeudi rappelle la communication et l’instrumentalisation développées par Nicolas Sarkozy avec sa réunion avec des jeunes "de quartier" d’hier.

La surenchère démagogique entre ces deux frères ennemis n’aura donc aucune limite ?

Démagogie donc car le temps qui nous sépare des élections présidentielles est trop court pour permettre la tenue d’une véritable négociation et avant même le début, Jean-Louis Borloo annonce ce matin même les principales mesures qui vont sortir de cette « discussion » avec les partenaires sociaux. Décidément depuis le CPE, ce gouvernement n’a toujours pas compris ce qu’est un vrai dialogue.

Cette conférence, qui intervient après quatre années et demi d’inaction, ne sera donc qu’un nouvel exercice de communication.

Les socialistes travaillent depuis plusieurs mois, en concertation avec les partenaires sociaux, loin des grandes messes médiatiques, à définir les priorités auxquelles il nous faudra répondre en 2007.

La première des priorités, c’est l’accès à l’emploi. Aujourd’hui, la France est dans l’impasse : elle crée deux fois moins d’emplois que ses partenaires de la zone euro. Pour inverser cette tendance, il conviendra d’agir en direction de la croissance et de l’investissement, de mener une politique fiscale plus juste, de revitaliser la politique publique de l’emploi, c’est-à-dire de rompre avec la politique menée depuis 2002.

La seconde priorité, c’est la hausse des salaires. Depuis 2002, le tassement des salaires est tel que près de 80% de français gagnent moins de deux SMIC par mois. Pour inverser cette tendance, il faudra renouer le fil du dialogue social et revisiter la politique d’exonération de cotisations sociales, notamment patronales, en rupture avec la politique menée depuis 2002.

La troisième priorité, c’est la lutte contre la vie chère. Depuis 2002, l’évolution du pouvoir d’achat a été divisée par deux (1,5%/an contre 3%/an) et l’endettement des ménages s’est envolé (64% de leur revenu annuel, contre 54 % en 2002). Pour inverser cette tendance, il sera nécessaire d’agir rapidement pour freiner la hausse des prix des denrées de première nécessité, de l’énergie et du logement, c’est-à-dire de rompre avec la politique menée depuis 2002 (suppression de la TIPP flottante et du dispositif de gel des prix créé à l’occasion du passage à l’euro, refus de toute forme d’encadrement de la hausse des loyers).

La quatrième priorité, c’est la réduction de la précarité. Depuis 2002, la hausse de la pauvreté et du RMI (5% par an depuis 2002) est telle qu’un Français sur deux craint de se retrouver au RMI. Pour inverser cette tendance, il sera nécessaire d’adopter des dispositifs de sécurisation des parcours professionnels, notamment pour les publics fragiles ou éloignés de l’emploi, à l’opposé de la politique menée depuis 2002, dont l’unique action visible se résume à la création du CPE.

Les mesures annoncées avant même le début de cette conférence ne sont pas suffisantes. Certaines peuvent aller dans le bon sens mais une chose est sûre, la rupture nécessaire prônée par Nicolas Sarkozy, c’est avant tout une rupture avec lui, une rupture avec la droite !
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Vendredi 15 décembre 2006
Depuis son retour au ministère de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, livre une bataille des chiffres (à voir dans un prochain billet) sur ses résultats en matière de lutte contre l'insécurité.

Le Monde daté d'aujourd'hui publie des chiffres qui sont sans appel pour l'action du petit Nicolas.

L'adhésion globale aux idées défendues par Jean-Marie Le Pen se confirme et progresse encore: elle atteint 26 %, son niveau le plus élevé depuis dix ans (exception faite de mai 2002, 28 %). Certes, il y a encore 70 % des sondés qui continuent d'être en désaccord, mais c'est tout de même 10 points de moins qu'à la fin des années 1990.

Comme le constate Le Monde: "L'adhésion globale aux idées défendues par Jean-Marie Le Pen se confirme et progresse : elle atteint 26 %, soit son niveau le plus élevé depuis dix ans, exception faite de mai 2002 (28 %). Certes, 70 % des sondés continuent d'être en désaccord, mais c'est 10 points de moins qu'à la fin des années 1990."

Toutes les grandes propositions du Fn trouvent aujourd'hui plus de crédit... sauf sa position sur les immigrés et la préférence nationale ! 24% des Français partage l'opinion du FN en ce qui concerne les immigrés et 22 % pour la préférence nationale, alors qu'ils étaient plus de 30 % en 1998.

Que penser de ce sondage? Si il est vrai qu'il faut toujours prendre ces enquêtes avec des pincettes (d'autant plus quand il s'agit du FN) les enquêtes dans le temps permettent une vraie comparaison.

Il semble que les les français n'ont plus peur du loup !

Si les thèmes traditionnels du FN stagnent ou reculent c'est que ce parti possède désormais une place à part entière sur l'échiquier politique français. En effet, le voir désormais crédible sur des problématiques économiques ou sociales (sic) nous rappelle avant tout à l'échec des grands parties à répondre aux problèmes des Français. Nous avions collectivement fait ce constat douloureux lors du 21 avril 2002. Mais la situation est pire encore aujourd'hui.

L'action de la droite au gouvernement, son incapacité à améliorer le quotidien, son libéralisme, la violence de ses "réformes", de ses mots, son communautarisme, son populisme, sa passion pour le tout sécuritaire et l'autoritarisme, tout cela concoure à renforcer Jean-Marie LE PEN. Cela crédibilise ses idées qui ne sont plus inacceptables car juste une étape supplémentaire par rapport à celles de l'UMP.

Ce n'est plus une histoire de copie ou d'original mais une histoire de filiation. L'UMP de Sarkozy renforce le FN car sur le terrain des valeurs sa politique est animée des mêmes ressorts que celle du FN.

Nicolas SARKOZY a du soucis à ce faire car comme le démontre bien cette enquête, loin de faire baisser le FN il organise la porosité entre le FN et l'UMP.

L'UMP, cette belle machine qui sert à recycler des élus FN dans de nombreux départements (notamment dans le sud), est désormais attaquée de l'intérieur. "Les sympathisants de l'UMP sont en effet loin d'être insensibles à l'image moins extrémiste du président du FN : 36 % d'entre eux sont d'accord avec ses idées (contre 61 % d'avis contraire) ; 39 % considèrent qu'il ne représente pas un danger pour la démocratie ; enfin, 19 % estiment que ses positions sont justes et 58 % les jugent seulement excessives (contre 22 % seulement qui les qualifient d'inacceptables)." rappelle Le Monde.

La responsabilité de la droite est totale. Mais la gauche ne peut pas se cacher derrière elle et crier au loup. Consciente de cette réalité, Ségolène Royal a raison de dire que les Françaises et les Français, nous ferons, peut être, une dernière fois confiance en 2007. Il ne faudra pas les décevoir.

C'est un devoir de de victoire que nous nous assignons. C'est juste. Mais au-delà, c'est un devoir de changement profond, de transformation sociale réelle qui doit être notre objectif. L'obligation de moyens ne sera pas suffisante, il nous faudra des résultats. Sous peine d'être les premiers responsables de la prise démocratique du pouvoir par le Front national.

David LEBON

Consultez le sondage sur le site TNS/SOFRES.
Par David LEBON
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